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SFEIR : le leader des néo-ESN qui bouscule son secteur

L’interview de Didier Girard, Co-CEO de SFEIR

Dans un contexte d’accélération de la digitalisation, la néo-ESN SFEIR tire son épingle du jeu. Sa forte croissance valide son positionnement ainsi que son modèle de management. Accompagné depuis 2017 par les équipes d’UI, SFEIR est devenu un véritable « market-maker » qui participe à l’émergence de nouvelles tendances et anticipe les évolutions du marché. Grands enjeux, risques cyber, recrutement… panorama d’un secteur qui participe à la structuration de l’économie du futur avec Didier Girard, co-CEO du Groupe SFEIR.

2020 a bouleversé le fonctionnement de nombreuses entreprises qui ont dû accélérer leur digitalisation. Quel bilan tirez-vous de cette année pour le secteur des ESN ? 

Didier Girard. Les segments d’intervention des ESN sont vastes et les effets de la crise forcément très variés. Mais, globalement, le numérique fait partie des secteurs qui se sont révélés incontournables et indispensables pendant cette période. La crise sanitaire a renforcé une prise de conscience : celle que l’économie de demain était fondée sur le numérique et que celui-ci concernait tous les métiers, même ceux – comme la restauration, par exemple – qui s’en étaient jusqu’à présent tenus à l’écart. La crise a fait émerger de nouveaux besoins, de nouvelles offres et de nouveaux services.

Pour SFEIR, cette crise confirme la validité de notre positionnement historique : rassembler et proposer les services de ceux qui sont les artisans de cette nouvelle économie : les développeurs.

 

SFEIR se positionne comme une néo-ESN. Qu’est-ce que cela signifie concrètement et en quoi est-ce différenciant et intéressant dans cette période ?

DG. Sur le marché des ESN, SFEIR se distingue par la diversité de son offre d’accompagnement – le conseil, la réalisation et la formation – mais aussi par son fonctionnement. Notre stratégie consiste à adapter le mode opérationnel des pure players du numérique au marché de la prestation de services. Cela signifie savoir miser sur l’excellence du capital humain dans notre recrutement autant que sur la maîtrise des technologies émergentes. Notre ambition est d’être compatibles avec le futur, de l’anticiper. Concrètement, cela signifie être une entreprise qui n’est jamais à maturité mais toujours en mouvement.

Pour anticiper et identifier les tendances émergentes, nous cherchons justement à rendre la prise de décision plus objective en nous appuyant nous-même sur la data. C’est ce qui nous a permis, dès 2012, de nous positionner sur le développement « front » en plus du « back ». Nous sommes des « market makers » et nous assumons notre rôle de prescripteur en identifiant les évolutions de notre secteur et contribuant à les faire émerger.

Nos valeurs ont une place fondamentale dans la définition de notre identité : la liberté associée à la responsabilité, qui encourage la créativité et repose sur notre modèle décentralisé ; l’excellence, qui nous pousse à faire toujours mieux ; la diversité, aussi bien en termes de cursus, de parcours, que de genre ; et la bienveillance, avec la notion d’apprentissage par l’erreur.

« Le numérique fait partie des secteurs qui se sont révélés incontournables et indispensables pendant la crise sanitaire. Cette période a renforcé une prise de conscience : celle que l’économie de demain était fondée sur le numérique et que celui-ci concernait tous les métiers ».

 

Didier Girard, co-CEO de SFEIR

Quelles grandes tendances et besoins voyez-vous émerger sur le marché ? 

DG. Les technologies de développement « front » (un site ou une application tels qu’ils se présentent à un utilisateur), et « back » (les technologies et données qui permettent le fonctionnement du site ou de l’application) sont toujours très présentes, même si notre croissance de ces derniers mois, contexte aidant, s’est construite grâce aux technologies du cloud et de la data.

En très forte accélération, le cloud a émergé il y a plus de de dix ans et devient un enjeu central pour toutes les entreprises. Encore plus aujourd’hui, avec la généralisation du télétravail qui pousse les entreprises à transférer leurs applications et données sur le cloud pour les rendre disponibles à tous leurs collaborateurs. Quant à l’analyse de la data, c’est l’outil qui nous permet de comprendre un univers numérique ; sans elle de nombreux services, aussi bien pensés et construits soient-ils, seraient inopérants ou inutiles.

En parallèle, deux autres tendances vont prendre une importance grandissante : les API (application programming interface) – qui permettent à des applications de communiquer entre elles – et la FinOps (contraction de finance et opérations) qui ajoute une dimension financière au suivi des coûts du Cloud pour les optimiser et s’approcher d’une forme de frugalité numérique.

 

Avec la crise sanitaire et la généralisation du télétravail, la question de la cybersécurité a encore gagné en importance. Avez-vous des conseils sur la manière d’aborder ce sujet ?

DG. La question va au-delà de la cybersécurité, chez SFEIR, nous nous attachons surtout à accompagner nos clients dans la mise en place des stratégies et des bonnes pratiques pour permettre à leurs salariés d’accéder aux applications tout en limitant la surface d’attaque. Notre approche « zero trust » repose sur un grand principe : ne faire confiance à aucune application ou identité. Par exemple, nous mettons en place un système de double vérification (mot de passe et identification par sms) de l’identité des utilisateurs pour toute connexion à un service ou application. C’est un principe que nous déclinons pour toutes les communications entre applications, machines, réseaux, etc. La généralisation du télétravail donne tout son sens à cette approche « zero trust ».

« Notre ambition est d’être compatibles avec le futur, de l’anticiper. Concrètement, cela signifie être une entreprise qui n’est jamais à maturité mais toujours en mouvement (…) Nous sommes des « market makers » et nous assumons notre rôle de prescripteur en identifiant les évolutions de notre secteur et contribuant à les faire émerger »

Depuis 2017, SFEIR a connu un développement très rapide qui s’est notamment traduit par une multiplication par plus de deux du chiffre d’affaires. Le groupe compte aujourd’hui près de 700 employés. Quels sont les moteurs de sa croissance ?

DG. Notre croissance repose d’abord sur un savoir-faire technologique poussé et une organisation décentralisée,  comprenant également des objectifs collectifs qui participent à l’intérêt général de l’entreprise.

Elle tient aussi à l’excellence du recrutement, qui se fait uniquement sur des parcours et des personnalités. Nous voulons avoir les meilleurs profils, pour chaque métier. La question du management est également prépondérante : chez SFEIR, les managers font le même métier que leurs équipes. C’est une force car cela permet de mieux se comprendre et d’être plus efficaces.

L’autre marqueur fort de SFEIR tient à sa gouvernance. Avec Bruno Le Forestier, nous formons un binôme à la tête de l’entreprise. Cela nous permet de nous concentrer sur nos domaines d’expertises : Bruno sur le développement du business et moi sur la partie engineering et accompagnement des équipes. C’est un modèle auquel nous croyons vraiment et chacune de nos six agences (Lille, Luxembourg, Bordeaux, Nantes et Paris) est également dirigée par un binôme.

 

En 2020, SFEIR a réalisé un nouveau tour de table. Quelles sont les raisons de cette seconde opération et pourquoi avoir fait le choix de poursuivre l’aventure avec UI ? Quels sont vos objectifs et vos ambitions de développement pour SFEIR pour les 5 à 10 prochaines années ? 

DG. Que cela soit en termes de valeurs partagées que d’accompagnement, la relation avec UI Investissement repose sur une très bonne entente. Nous avons donc décidé de repartir ensemble pour un second tour de table. Cette nouvelle opération a été motivée par un business plan déroulé plus vite qu’anticipé.

Notre ambition est de conserver notre position d’acteur majeur sur le marché des SDE (software developing engineering) tout en prenant des parts de marché sur les secteurs du cloud et de la data. Nous développons aussi notre activité conseil, pour accompagner nos clients en amont et les aider à développer une vision puis l’implémenter..

UI Investissement

Spécialiste du développement des entreprises françaises non cotées, UI s’engage et s’investit, depuis plus de 50 ans, aux côtés de dirigeants de PME et d’ETI en croissance pour faire émerger et développer des entreprises économiquement et durablement performantes.

Depuis sa prise d’indépendance en 2004, UI Investissement a levé 1,5 milliard d’euros autour de trois plateformes d’investissement (régionale, nationale, sectorielle) et investi dans plus de 150 entreprises, principalement dans les secteurs de la santé, de l’agro-business et des services. UI accompagne aujourd’hui les entreprises de ses différentes plateformes en s’appuyant sur une trentaine de salariés et des implantations régionales à Nantes, Rennes, Reims, Strasbourg, Dijon, Besançon et Lille en complément de ses équipes basées à Paris.